Les tensions de la vie quotidienne, les mouvements répétés et la sédentarité raidissent les structures de notre corps, limitant ainsi notre amplitude de mouvement. Douleurs musculaires, articulaires, raideurs et limitations peuvent en découler. Doit-on s’étirer régulièrement pour être libre de ses mouvements ? Oui, mais ce n’est pas suffisant.

mouvement art

Assouplir son corps grâce aux exercices d’étirements permet d’agir positivement sur la composante élastique des tissus mous, notamment des muscles. On parle alors d’extensibilité, en lien avec le degré d’élasticité des muscles. Lorsque le muscle est raide et limite l’articulation, on parle d’hypoextensibilité et à l’inverse, d’hyperextensilibité lorsque l’angle entre les os d’une articulation est maximal. Or, les étirements passifs ne suffisent pas à préserver sa liberté de mouvement car un muscle ne peut s’étirer indéfiniment, il est limité par les structures osseuses et articulaires. Il est important de travailler sa capacité à mobiliser, avec contrôle, ses articulations dans toute leur amplitude articulaire. C’est la mobilité articulaire qui permet de se sentir libre de bouger et de réaliser un mouvement comme s’accroupir (pour s’asseoir) ou lever les bras au-dessus de sa tête (pour enfiler un vêtement). Il suffit d’observer les bébés bouger, ramper, s’accroupir, marcher à quatre pattes pour s’apercevoir qu’ils sont libres de leurs mouvements.

Entretenir la liberté de mouvements de ses pratiquants 

Par nature, les tissus mous comme les muscles et les fascias ont tendance à se rétracter, notamment lors de postures prolongées. C’est le cas des personnes qui maintiennent la station assise de façon répétée et prolongée (travail au bureau, en voiture). En restant dans une posture de flexion de hanche, la personne perd en mobilité d’extension de hanche. Idem du côté du buste, les épaules s’enroulent vers l’avant et l’ouverture thoracique s’en trouve réduite. Progressivement, ses mouvements sont limités car elle n’utilise pas tout l’amplitude que lui offrent ses articulations. Lorsque nous n’entretenons pas notre corps par le mouvement, les muscles se raidissent, les articulations sont limitées et les fascias deviennent moins élastiques (ensemble de tissus conjonctifs enveloppant toutes les structures du corps et les connectent entre elles). Il y a donc un risque de blessure (lombalgies, tendinopathie). La pratique d’une activité physique (notamment avec une répétition des mêmes mouvements) ne suffit pas à l’éviter car en renforçant un muscle, nous le raccourcissons. Cela est d’autant plus vrai si la mobilité est réduite, le mouvement est alors limité et le risque de blessure encore plus important.

La mobilité, un pillier de l'entrainement 

Le travail de la mobilité est un entraînement complet du corps. Les exercices améliorent la capacité des pratiquants à réaliser des mouvements contrôlés (faire des squats avec une amplitude satisfaisante, lever les bras au-dessus de la tête, marcher avec des bâtons de marque nordique). En plus d’accroître leur bien-être, ils seront plus à l’aise dans leur pratique sportive (cross-training, course à pied, marche nordique, longe-côte ou autre). Que ce soit dans votre séance GV classique, de stretching ou de PPG, pensez à intégrer :

• des exercices simples mobilisant l’amplitude articulaire des pratiquants : rotation des épaules, des hanches, des genoux, des chevilles et d’enroulement de colonne vertébrale ;
• de flexion, extension, flexion latérale et rotation de la colonne, de la ceinture scapulaire et pelvienne ;
• des exercices progressivement plus complexes combinant plusieurs articulations en même temps (ex : overhead squat).

Article rédigé par Elodie Sillaro, pour le magazine Côté Club#50

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