Obésité : de l'activité préventive

D’après les chiffres de la Haute Autorité de Santé, en France, 34% des adultes sont en surpoids et 17% sont obèses. Bien qu’elle ne garantisse pas d’effets visibles sur la perte de poids, parce qu’elle va de pair avec une alimentation équilibrée, l’activité physique est au cœur de la prévention de la survenue d’excédent pondéral, permet de diminuer des douleurs articulaires et de retrouver confiance et estime de soi. 

 Les patients obèses sont sujets à des risques de différents ordres – de la détérioration de la qualité de vie jusqu’à la dépression en passant par des risques accrus du développement du diabète, des maladies cardiovasculaires, de l’apnée du sommeil, voire de cancers (du pancréas, du sein, du colon, etc.), sujets abordés dans les précédents Côté Club. « La sedentarité crée des douleurs et des fragilités chez les personnes en situation de surpoids. Nous mettons les gens à l’activité physique pour diminuer ces douleurs, ainsi que les risques de développer des pathologies associées. Une personne qui fait de l’activité physique (renforcement musculaire, travail de l’équilibre...) pourra, par exemple, porter plus facilement ses courses, sera moins essouflée et capable d’éviter les chutes au quotidien », explique Emily Martineau, cadre technique national, responsable du dossier Sport Santé à la FFEPGV et des problématiques de diabète et de surpoids.

Retrouver l'estime de soi 

Au-delà de ces risques, les personnes en surpoids ont un rapport difficile à leur corps. Un blocage psychologique qui les conduit vers une sédentarité encore plus grande car il leur est souvent difficile de franchir le pas pour pratiquer une activité physique : peur du jugement et de ne pas être capable de suivre un programme. Des études françaises menées par Gasparini et Knobé ont d’ailleurs démontré que chez les personnes avec de l’excédent pondéral, le fait de se retrouver entre pairs et faire face aux problématiques similaires liées à l’excès du poids leur a permis de se remettre à l’exercice et de pratiquer une activité physique régulière. La FFEPGV a ainsi développé un programme de séances collectives « Diabète et Surpoids » adapté aux besoins de personnes en surpoids (encadré).

La meilleure des préventions

Avant de parler du traitement, il faut noter que l’activité physique est le meilleur moyen de prévention face à l’excès de poids. La sédentarité est la première cause de ce problème : ce mode de vie réduit l’utilisation des lipides par l’organisme et, par conséquent, provoque une dépense insuffisante d’énergie. Les exercices réguliers, même d’intensité modérée, permettent de maintenir ou améliorer les différents paramètres de son corps, dont la consommation de lipides, la tension artérielle

Un régime actif 

Le traitement des personnes en surpoids est principalement basé sur un régime alimentaire qui vise à réduire les calories consommées. Mais ce processus entraîne habituellement la perte de la masse musculaire (30% du poids perdu). Couplé à l’activité physique, notamment aux activités d’endurance et aux activités de renforcement musculaire, ce traitement permet de préserver ses muscles (10% seulement du poids total perdu). L’activité physique d’endurance contribue ainsi à la consommation de lipides par l’organisme tandis que le renforcement musculaire maintient la masse maigre et donc la condition physique des sujets en surpoids. Pour être totalement efficace, l’activité physique devrait accompagner le processus de perte de poids dès son début et surtout pendant la période de stabilisation de la masse pondérale. La Haute Autorité de Santé recommande ainsi aux sujets en excès de poids de consacrer aux activités physiques entre 225 et 300 minutes par semaine. « À la FFEPGV, nous faisons de la prévention secondaire. Avec notre programme, nous nous adressons aux gens qui ont dejà une pathologie, nous diminuons les risques de développer une pathologie associée et nous améliorons leur bien-être physique et psychologique au quotidien. Ces gens se retrouvent en groupe pour pratiquer une activité physique et retrouvent une vie sociale, c’est une libération pour eux. De plus, l’activité physique permet souvent de diminuer la prise de médicaments et donc de diminuer la toxicité des traitements médicamenteux au profit d’une thérapie non médicamenteuse qui s’inscrit dans une éducation à la santé de la personne », rajoute Emily Martineau.

Faire face à l'obésité abdominale

Un autre argument en faveur de l’activité physique, c’est son efficacité particulière dans le traitement de l’obésité abdominale. Ce type d’obésité représente 41,6 % des cas chez les hommes et 48,5 % chez les femmes obèses. Elle est d’autant plus grave qu’elle est souvent le résultat de problèmes liés au mauvais métabolisme. Les exercices physiques réguliers, le fitness notamment, contribuent à la perte de la graisse intraabdominale, ce qui permet de réduire le tour de taille.

Article écrit par Alina Taranik, pour le magazine Côté Club #41.

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