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Sport pour lutter contre la dépression

L’activité physique a un impact sur notre santé mentale, notamment sur la prévalence de la dépression. Si le mécanisme qui relie les deux n’est pas toujours bien défini, les résultats d’études menées sur le sujet sont assez significatifs. Et permettent d’envisager une meilleure prévention et des traitements adaptés aux états dépressifs.

L’activité physique, bonne pour lutter contre la dépression ? L’étude « Effets de l’entraînement physique chez les patients âgés ayant la dépression majeure » menée par Blumenthal en 1999 abonde dans ce sens. 156 participants, hommes et femmes âgés de 50 ans ou plus, souffrant de dépression modérée, ont été divisés en trois groupes de façon aléatoire. Pendant 16 semaines, le premier groupe a été soumis à un programme d’exercices physiques (marche ou course à pied, trois séances hebdomadaires), le deuxième à une prescription d’antidépresseurs (sertraline) et le troisième a suivi un double traitement: exercices physiques et prise d’antidépresseurs.

A la fin de la période d’observation, les taux des patients en rémission dans les trois groupes ont été assez similaires : 60,4% des participants ayant fait de l’activité physique, 68,8% dans le groupe ayant suivi le traitement médical et 65,5% pour le traitement combiné. C’est sur le suivi à dix mois après la fin de la période d’observation que les résultats sont apparus plus significatifs. Ainsi, après dix mois, 70% des patients du groupe n’ayant pratiqué que de l’activité physique présentaient les risques les plus faibles de réapparition de la dépression. Contre seulement 48% des patients du groupe qui suivait le traitement médical et 54% le traitement combiné.

"L’activité physique pratiquée de façon régulière ferait baisser le risque d'apparition de la dépréssion"

D’autres études ont analysé l’effet de l’activité physique sur la dépression à long terme. Dans l’étude « Les effets de l’exercice d’aérobie sur les résultats psychologiques à long terme », dirigée par DiLorenzo (1999), un programme d’entraînement de fitness de 12 semaines a été proposé aux 82 adultes dépressifs. plus significatifs. Ainsi, après dix mois, 70% des patients du groupe n’ayant pratiqué que de l’activité physique présentaient les risques les plus faibles de réapparition de la dépression. Contre seulement 48% des patients du groupe qui suivait le traitement médical et 54% le traitement combiné. D’autres études ont analysé l’effet de l’activité physique sur la dépression à long terme. Dans l’étude « Les effets de l’exercice d’aérobie sur les résultats psychologiques à long terme », dirigée par DiLorenzo (1999), un programme d’entraînement de fitness de 12 semaines a été proposé aux 82 adultes dépressifs.

Pratiquer suffit 

Y a-t-il des activités plus « antidépressives » que d’autres ? Ce n’est aujourd’hui pas significatif. L’étude « Course à pied contre musculation dans le traitement de la dépression » menée par Doyne et ses collègues (1987) a, par exemple, comparé l’efficacité de ces deux types d’activités dans le traitement de la dépression. Après huit semaines d’exercices au rythme de quatre séances hebdomadaires, les résultats ont démontré l’efficacité de l’activité physique, mais sans différence marquée entre les deux types d’exercices. Le groupe de « coureurs » a réduit ses symptômes de dépression de 11,1 points, celui des « pratiquants de la musculation » de 13,6 points et le groupe de contrôle de moins d’un point. Signe que se bouger suffirait à connaître des améliorations.

Un aspect préventif

L’aspect préventif enfin. L’activité physique pratiquée de façon régulière ferait baisser le risque d’apparition de la dépression. C’est en tout cas ce qu’illustre le travail « Activité physique et les risques réduits de la dépression : résultats de l’étude longitudinale sur les adultes mexicains », dirigé par Gallegos-Carrillo (2013). Une étude de six ans sur des employés de l’Institut Mexicain pour la Sécurité sociale qui ne présentaient pas de symptômes de la dépression. Six ans plus tard, les scientifiques ont repris les mêmes mesures. Résultat : les participants sédentaires étaient plus souvent sujets à la dépression que ceux pratiquant régulièrement une activité physique, avec un taux d’incidence de la dépression de 16,5% chez la population sédentaire contre 10,6% pour les plus actifs.

Article écrit par Alina Taranik, pour le magazine Côté Club #36.

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