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D'après plusieurs rapports et études scientifiques, bien que le diabète soit une maladie chronique, l'activité physique serait bénéfique pour alléger son traitement et prévenir la survenue de complications liées à la maladie.

Dans cet article, nous nous concentrons volontairement sur le diabète de type 2 qui est la forme de diabète la plus répandue et qui survient notamment chez les personnes adultes ayant un problème de surpoids. Les études démontrant les bienfaits de l'activité physique dans la gestion du diabète de type 2, que ce soit pour prévenir ou alléger son traitement, sont nombreuses et sont principalement basées sur la découverte du lien entre la contraction musculaire et le transport de glucose. Séverine Vidal, Cadre Technique National, nous l'explique de manière simplifiée :

"Tout d'abord, il faut savoir que l'utilisation du glucose qu'on a dans le sang est stimulée, par deux choses : la première, c'est l'insuline, d'où le besoin chez une partie des patients de faire des injections d'insuline et la deuxième : la contraction musculaire. Le fait de pratiquer une activité physique crée des contractions musculaires qui, à leur tour, vont stimuler et accélérer le transport du glucose par les muscles sollicités. En connaissant cela, nous proposons des activités qui vont non pas faire travailler des muscles isolés, mais solliciter l'ensemble des groupes musculaires lors des exercices, une activité physique dite fonctionnelle. Ainsi l'activité physique au travers, notamment, de ces exercices de types fonctionnels, dure jusqu'a 48h après la fin d'une séance. Cela veut dire que la pratique quotidienne des activités physiques n'est pas obligatoire, qu'il est possible de prendre des temps de repos, tout en reprenant la pratique tous les deux jours. En nous basant sur ces connaissances, nous proposons un programme, faisait partie du Pack Sport Santé avec trois séances hebdomadaires, dont une en salle, une à l'extérieur et une en autonomie, l'objectif étant d'accompagner les gens à modifier leur comportement sédentaire en dehors du temps de face à face pédagogique. Évidemment, le programme et son intensité s'adaptent aux niveaux de condition physique de chaque personne, en prenant en compte les recommandations de son diabétologue et sa capacité à gérer la maladie"

De nombreuses recommandations dont celle de l'Organisation Mondiale de la Santé, ou plus récemment de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) appuient ces propos. Treize chercheurs experts de l'Inserm ont notamment travaillé sur l'expertise "Activité physique, prévention et traitement des maladies chroniques", rendue publique en février, pour établir un bilan des connaissances scientifiques au sujet de l'impact de l'activité physique et sa place dans le parcours de soins. Après une analyse de la littérature scientifique internationale, cette expertise préconise, pour les ayant un diabète de type 2 de "privilégier l'association du renforcement musculaire et des activités d'endurance dans des intensités modérées à fortes". L'expertise recommande également "que l'activité physique soit prescrite avant tout traitement médicamenteux" pour certaines maladies chroniques, dont le diabète de type 2.

Par ailleurs, en septembre dernier, la Haute Autorité de Santé a publié le "Guide de promotion, consultation et prescription médicale d'activité physique et sportive pour la santé chez l'adulte", qui est un guide de pratique pour les médecins qui recommande de prescrire de l'activité physique aux personnes atteintes de maladies chroniques, dont le diabète de type 2. Le guide s'appuie sur un nombre d'études-références publiées dans les revues scientifique en France et à l'étranger et il est accompagné d'une série de référentiels en fonction des pathologies.

En ce qui concerne les mesures de prévention d'apparition du diabète, en 2004, l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé a proposé le document "L'activité physique au quotidien protège votre santé", où il fait référence à des études scientifiques comme la "Da Qing IGT and Diabetes Study" qui met en évidence l'efficacité de l'activité physique. En effet, à Da Qing (Chine), plusieurs centaines de personnes ayant une mauvaise tolérance au glucose, ont été amenées à changer leurs comportements nutritionnels et/ou faire de l'activité physique. Après 6 ans d'observation, le constat est que ces changements de style de vie (en ce qui concerne le régime nutritionnel, la pratique de l'activité physique et surtout l'association des deux) ont considérablement réduit le risque de développement du diabète. 
Cette étude a été confirmée par le groupe scientifique de l'Institut National de la Santé Publique de Finlande dans leur étude "Finnish Diabetes Prevention Study". Pour cela les scientifiques ont observé les effets des changements du mode de vie (nutrition et activité physique) pendant 3 ans chez un groupe de sujets à risque d'apparition du diabète et comparé les résultats avec le groupe qui n'a pas changé ses habitudes. Le risque d'apparition du diabète de type 2 a été diminué de 58% chez les personnes ayant adopté un mode de vie plus sain et physiquement intense.

Les références sérieuses ne laissent aucun doute sur les bienfaits de l'activité physique dans la prévention et lors du traitement du diabète de type 2. La FFEPGV a une expertise sur cette question et propose le programme "Diabète et surpoids" encadré par des animateurs formés spécifiquement pour répondre à cette problématique et adapter les séances en fonction de la condition physique, des habitudes et des contre-indications de chacun.

Article écrit par Aliba Taranik, pour le magazine Côté Club #34.

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