Permettre à chacun d’exercer une activité physique adaptée à ses besoins, ses capacités, son environnement social - tout en pratiquant au sein d’un groupe - n’est pas chose aisée. Pour y parvenir, la séance GV intègre la pédagogie différenciée, un ensemble de dispositifs mis en œuvre pour que l’apprentissage soit possible en préservant les différences de chacun.

 La pédagogie différenciée est une approche appliquée dans tous les clubs et par tous les animateurs formés GV. Elle part du constat que dans une séance GV, l’animateur doit transmettre un savoir-faire à ses licenciés ayant des capacités et des modes d’apprentissage différents.

Encadrer un groupe et veiller sur chacun

La pédagogie différenciée se présente comme un ensemble de dispositifs mis en œuvre par l’animateur pour que l’objectif de la séance soit réalisable. Pour cela, l’animateur doit mettre en place des situations permettant à chacun de progresser quel que soit son niveau de départ. Elle tente de donner une réponse à l’hétérogénéité du groupe en adaptant à chaque licencié l’enseignement, les intentions pédagogiques ainsi que les objectifs des activités pratiquées. « 60% des clubs EPGV n’ont pas plus de 50 licenciés qui se rendent à leur séance GV mixte une à deux fois par semaine. C’est la raison pour laquelle l’animateur doit pouvoir proposer une séance qui s’adapte au jeune actif en quête de dépense énergétique comme au senior en recherche d’entretien de sa forme et de lien social », explique Séverine Vidal, Cadre Technique National (CTN).

Prendre en considération l'environnement

L’animateur doit être d’autant plus impliqué lorsqu’il construit et mène sa séance en analysant les moyens qu’il a à sa disposition pour multiplier les formes de travail et être ainsi au plus près des individus qui composent le groupe, malgré leurs différences. Il s’agit donc de connaître l’environnement dans lequel il intervient (ruralité, Quartier Politique de la Ville, centre sociaux, entreprise, etc.) et d’évaluer son groupe dans l’ensemble (nombre de pratiquants, âges, profils). La réalité du terrain est à prendre en compte. « Le plus souvent, les animateurs interviennent dans des salles associatives avec peu de matériel à leur disposition, souligne Séverine Vidal. Il est impératif que tout le monde puisse progresser quels que soient son niveau, l’environnement et le groupe dans lesquels les pratiquants évoluent ».

 Construire sa séance en portant un regard sur chacun

En se concentrant sur la singularité du pratiquant (plutôt que sur un pratiquant « standard ») et en le considérant en fonction de son histoire personnelle, ses capacités physiques, ses modes de pensée et d’expression, ses rythmes d’apprentissage, on peut adapter les conditions d’apprentissage à la réalisation des objectifs, c’est-à-dire amener son groupe au même objectif de différente façon. Durant la séance, l’animateur explicite de façon précise aux pratiquants les tâches qu’on leur demande d’accomplir. Cela suppose, pour l’animateur, de mettre en place des stratégies d’animation et une individualisation des consignes à l’égard des différentes potentialités des participants afin que les adhérents appréhendent de façon claire les actions à réaliser. Au cours de la séance, cela lui demande aussi d’apporter une attention toute particulière pour déceler les capacités et limites de chacun, la fatigue, les éventuelles erreurs de placements, etc. « On doit permettre à la personne en situation d’échec de travailler avec une alternative, soit en l’incitant à la recherche de stratégie personnelle, soit en lui proposant une option adaptée », précise la CTN.

Article écrit par Elodie Sillaro, pour le magazine Côté Club #45.

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